BÂTIR SA CONFIANCE EN 3 TEMPS - Filles de bois

(RE)BÂTIR SA CONFIANCE
EN 3 TEMPS

En selle après une mauvaise expérience


Non! Il n’y a pas de recette miracle ou de plan par étapes pour «avoir confiance en soi». Mais oui, il existe des moyens bien concrets de développer et d’entretenir les éléments y qui contribueront.


Consultant en performance mentale chez Direction excellence, Jonathan Lelièvre en sait quelque chose, il accompagne au quotidien des athlètes de niveau compétitif.

C'EST QUOI LA CONFIANCE?

Il faut comprendre que la confiance est un concept abstrait, intangible. Elle ne se travaille pas directement. En réalité, elle est le résultat de plusieurs éléments.

Ces éléments varient d’une personne à l’autre : «ça peut être le niveau d'entraînement, le nombre de répétitions, le discours intérieur, l’environnement, le niveau de pression, le choix des compagnons de sorties, le respect de ses limites, etc.», explique Jonathan.

Cela dit, même sans miracle, il y a des éléments de base, communs à tous les sportifs, compétitifs ou récréatifs, qui contribuent à bâtir, entretenir et développer au quotidien la confiance en soi.

Notre expert nous les présente en 3 temps : passé, présent et futur.

PASSÉ : LES SOUVENIRS

Beaucoup plus sévères envers nous-même qu’envers les autres, «nous sommes très bons pour garder en tête ce qui a mal été et à vite oublier ce qui a été une belle réussite, souligne le spécialiste. Une chute contre 100 succès, on va tous se souvenir de LA chute.»

Remettre tout ça en perspective est essentiel : qu’est-ce que tu retiens de tes sorties? Comment construis-tu tes souvenirs?

CONSEIL DE PRO
Bâtis tes souvenirs sur des éléments positifs:  tes réussites, tes forces, tes motivations ou tes aptitudes, même si certains moments ne se sont pas passés exactement comme tu le voulais.

Avec l’expérience, Jonathan confirme que «mettre le focus sur les bons coups aide à maintenir un bon niveau de confiance.» C’est un cercle vertueux.

PRÉSENT : LES PENSÉES

«Ça peut avoir l’air simple ou banal, mais contrôler notre petite voix intérieure est majeur», selon le spécialiste.

Face à un échec, la première pensée qui arrive instinctivement est : «Je suis pas bonne, je ne l’aurai jamais.» Il faut alors reprendre ça avec une deuxième pensée et dire : «Non, je ne pense pas comme ça, j’ai de l’expérience, je m’entraîne fort, une chute, ça arrive à tout le monde.»

«N’oublie jamais que c’est toi qui décide quel genre de message tu veux entretenir dans ta tête», insiste Jonathan.

CONSEIL DE PRO
Cherche à avoir un discours intérieur qui t’apporte du courage, qui va t’aider, qui va te mettre dans un bon état d’esprit et qui va te donner le goût de recommencer.

Ce n’est pas facile, c’est même une bataille constante, mais ça vaut la peine de se parler positivement.

FUTUR : L’IMAGINATION

Il s’agit, en quelque sorte, une façon de programmer son cerveau à ce qui s’en vient.

Est-ce que je suis capable de me voir en train réussir tel obstacle? Est-ce que je sais quoi faire pour réussir? Est-ce que je sais pourquoi je l’ai manqué la dernière fois?

La visualisation n’est pas juste de se voir réussir. C’est aussi voir le processus : comment je vais l’aborder cet obstacle? Quelles sont les habiletés requises pour le faire? Est-ce que je sais quoi faire?

CONSEIL DE PRO
L'imagination est très puissante et il faut s’en servir à notre avantage.

Visualiser ses prochaines tentatives vise à les préparer mentalement.

CRISE DE CONFIANCE : QUOI FAIRE APRÈS UNE CHUTE OU UN ACCIDENT

Même si ça semble contre intuitif, il faut revoir la scène, l’analyser et la comprendre. «Beaucoup de sportifs souhaitent vite tourner la page d’une contre-performance ou d’un accident, oublier l’événement et surtout, ne pas se replonger dedans.»

Facile de comprendre pourquoi! Cela peut être douloureux ou émotif. Mais Jonathan estime que «tu perds beaucoup si tu ne prends pas la peine de t’arrêter et de sortir les apprentissages de cet événement-là, aussi difficile qu’il puisse être.»

À la suite d’un événement négatif, laisse-toi un peu de temps pour décompresser et faire retomber la poussière. «Le soir ou le lendemain, prends le temps de t’arrêter pour revivre l’événement, l’écrire et même en parler avec quelqu’un pour avoir une vision plus objective, ou moins émotive, de l’événement.»

Pistes pour orienter l’analyse

  • Qu’est-ce qui s’est passé?
  • Qu’est-ce qui mal été? Qu’est-ce qui a bien été?
  • Quels facteurs ont contribué à la situation?
  • Qu’est-ce que j’aurais pu faire différemment?
  • Quelles étaient les conditions?
  • Mon vélo était-il en ordre?
  • Comment est-ce que je vais me préparer en conséquence à l'avenir?
  • Quel entraînement spécifique dois-je faire pour être mieux préparé?
  • Etc...

Bien important, ne pas négliger de lister également ce qui a bien été. Ce n’est parce qu’un événement négatif est survenu que toute la journée ou la fin de semaine a été une catastrophe!

Le but est d’apprendre et de faire mieux la prochaine fois. Ce qu’on souhaite tous, c’est de progresser d’une sortie à l’autre.


Merci à notre expert invité pour la réalisation de cet article : 
Jonathan Lelièvre, M.Sc.
Consultant en performance mentale
Membre professionnel de l'Association Canadienne de la Psychologie du Sport
www.jonathanlelievre.com
www.directionexcellence.com

QUOI FAIRE EN CAS DE BLOCAGE?

1. Recommencer à la base et être patiente 

Maîtriser les bases, c’est ce que font les champions. Les meilleurs au monde travaillent continuellement leur bases afin qu’elles deviennent une seconde nature. En cas de danger, elles viennent spontanément. C’est rassurant!


2. Pratiquer, pratiquer et pratiquer

Exécuter encore et encore des gestes simples ou des sentiers amusants, qu’on a l’habitude de bien réussir.


3. Maintenir une certaine progression

De simple à de plus en plus complexe, à son rythme. La pire chose à faire est de revenir trop vite à ce que tu faisais «avant».


4. Améliorer ses habiletés

Faire des exercices dans un cadre sécuritaire, pas en sentiers, sur des techniques qui méritent d’être perfectionnées pour un meilleur contrôle.


5. Améliorer sa forme physique

Aide à réduire le risque de blessure et être à l’aise dans son corps.


6. Travailler avec un coach

Quelqu’un (idéalement pas le conjoint) qui pose un œil extérieur et objectif sur ta pratique aide à corriger des erreurs.


7. Développer son mental

Devant des craintes importantes, il devient parfois nécessaire d’être accompagnée et conseillée pour mieux cheminer. Si ta tête n’y croit pas, ton corps agira en conséquence. Ne pas sous-estimer la force du mental.

Marie-Christine Daignault

Courailleuse de trails de vélo de montagne et de sous-bois, découvreuse de bière et de bouffe, faiseuse de défis sportifs et essayeuse de 1res fois. Professionnelle des communications et fondatrice de Filles de bois, j’arrive aujourd’hui à joindre mes passions dans un seul un projet.

Phébée

Phébée Lafaille

Designer graphique de jour, passionnée de vélo de montagne à temps plein. Initiée au vélo de montagne par mon père, j’en fais maintenant plus sérieusement depuis 2 ans. Je partage mon temps entre ma passion du vélo et des arts; que ce soit de l’illustration digitale, du dessin traditionnel ou de la peinture.

ARTICLES RÉCENTS

VIEW ALL

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

TOP